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Ces mères qui nous empoisonnent ... la nourriture !

Le 07 août 2015
Ces mères qui nous empoisonnent ... la nourriture !
Ou comment la relation mère-enfant influence notre relation à la nourriture.


Une relation malsaine avec la nourriture peut prendre racines dès le plus jeune âge de l’enfant. C’est pour cela que cette influence est si difficile à enrayer. Mais pourquoi ?

Cette relation malsaine dépend du contrôle exercé par notre propre mère dès notre enfance. Sortir de ce contrôle, s’affirmer et prendre sa place est le premier pas vers la guérison. Bien souvent, la mère ne se rend absolument pas compte de l’influence qu’elle a exercée sur son enfant ainsi que la souffrance en résultant. Des mères surveillant l’alimentation de leur fille en leur imposant des restrictions alimentaires, voire même des interdictions d’aliments, d’autres contrôlant régulièrement le poids sur la balance, certaines jugeant l’apparence physique de leur fille par des commentaires dévalorisants : « Rentre ton ventre », « Regarde un peu tes cuisses, elles ont encore grossi », « il faut que tu perdes du poids, regarde comme tu deviens ! » etc etc … Exposé à ces critiques et ces contrôles incessants, l’enfant, peu à peu, perd confiance en lui, commence à se dévaloriser et développe une faible estime de lui-même et ne parlons pas de la relation déplorable qu’il va entretenir plus tard avec son corps physique et qui le fera peut-être plonger dans la boulimie ou l’anorexie car ce qu’il enregistre au niveau de son subconscient est une équation très tordue : pour que l’on m’aime, il faut que je maigrisse !

Un modèle « mal dans sa peau »

Les mères ont une influence réelle sur leur enfant et ont un plus grand impact sur les filles que sur les garçons, en raison de l’identification à la mère : pour une petite fille, la mère est le modèle à suivre. Malheureusement, à notre époque, ce modèle ne se porte pas très bien, on pourrait même dire que ce modèle est mal dans sa peau, mal dans son corps. Combien de mères sont au régime aujourd’hui ? Combien de ces mères souffrent de surpoids ou ont (parfois à tort) une image corporelle désastreuse ?

Une mère ayant elle-même une relation malsaine avec la nourriture et son corps transmet très tôt à sa fille que pour être heureuse dans ce monde, il faut être mince à tout prix. Elle lui transmet un modèle d’impuissance par rapport à son corps et sa santé.

Une étude a été menée auprès de deux groupes de petites filles de moins de 5 ans. Dans le groupe 1, les petites filles avaient une mère au régime qui surveillait strictement son alimentation (et par conséquent celle de son enfant) tandis que dans le groupe 2, les mères acceptaient et assumaient parfaitement leur poids sans attitude restrictive par rapport à la nourriture et à ce que mangeait leur fille. Les 2 groupes ont été placés quelque temps hors de l’influence maternelle et on a pu remarquer que pour le groupe 1, les petites filles mangeaient au-delà de leur appétit, cherchant à compenser l’attitude contrôlante de la mère et pour le groupe 2, ces petites filles étaient tout à fait capables de respecter leur faim sans surconsommer la nourriture. L’enfant va donc très tôt apprendre à ne pas respecter et ignorer ses signaux de satiété en réaction aux restrictions imposées par la mère. En fait, plus on restreint l’enfant et plus celui-ci inconsciemment va chercher à se suralimenter ce qui aura pour conséquences désastreuses des problèmes de surpoids plus tard.

 

Un modèle positif à suivre

Quelle est la meilleure attitude à adopter ?

-          En tout premier lieu, éviter de restreindre, d’interdire des aliments. Dès qu’il y a interdit, il y a transgression. Bien entendu, des aliments de type « mal bouffe » : fastfood, aliments industriellement modifiés sont évidemment à éviter pour tout le monde, ils ne sont pas source de nutriments ! Dans beaucoup de famille, encore à l’heure actuelle, la nourriture est utilisée comme récompense ou bien comme punition. Des phrases du style : « tu seras privé de dessert si tu ne manges pas tous tes légumes » vont induire du déplaisir à des aliments sains (légumes) et du plaisir à des aliments sucrés et gras (desserts). Donc dès que l’enfant se sentira stressé, malheureux, triste, sa réaction innée sera d’aller rechercher une source de plaisir et s’éloigner d’une source de déplaisir. Dans certains cas, la nourriture (généralement sucrée) est utilisée pour remonter le moral d’un enfant triste ou contrarié avec pour conséquence que l’enfant va apprendre à gérer ses émotions en mangeant.

-          Une bonne attitude à adopter consiste à respecter l’appétit de l’enfant. Quand un enfant est rassasié, il s’arrête automatiquement de manger. « L’enfant doit rester centré sur ses sensations de faim et de satiété » explique Sylvie Gougeon, nutritionniste et thérapeute.

-          Une habitude qui commence à se perdre de plus en plus dans de nombreuses familles est celle de manger à table. Beaucoup d’enfants ainsi que leurs parents mangent devant une source de distraction : la télévision. Les signaux de satiété ne sont pas respectés car l’attention est ailleurs qu’à l’acte de se nourrir. Résultat : on mange plus que nécessaire, plus que ce dont le corps a besoin ce qui favorise le surpoids.

-          Se faire aider afin de donner un modèle parental équilibré pour l’enfant : travailler sur sa propre relation à la nourriture et son corps est le premier pas vers la liberté et l’acceptation de soi. Il est indispensable d’arrêter de se soumettre au modèle filiforme complètement irréaliste imposé par la société actuelle qui ne tolère pas le moindre défaut corporel. L’hypnothérapie et la kinésiologie peuvent vous aider à retrouver une relation à la nourriture saine et sereine et ainsi reprendre le contrôle de votre corps.

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à m’envoyer un mail : rubrique contact.